L'Isle Verte, le mercredi 11 septembre 2002

Comme tout le monde, je pense à ça ce matin parce que les radios nous passent sans arrêts des reportages idiots sur ce qui s'est passé l'année dernière. Pas besoin de vous le rappeler, vous avez déjà vu le film. Un long-métrage, très long, avec des images statiques et répétitives. Un écran de fumée. Une reprise, souvenez-vous dans les années 70 avec Steven McQueen, "La tour infernale", un bon film, vingt ans avant Bruce Willis. Une reprise médiocre comme toutes les reprises, toujours plus spectaculaires, plus modernes, plus gros. On n'y croyait à peine en voyant ça. Franchement. Et pourtant, on était devant nos postes, à regarder toujours et toujours les mêmes images, un film de flash-back, comme un Lelouch. Ce jour-là, il est rentré au moins cents avions dans mon poste de télé et autant de tours se sont effondrées. Merde, c'était la fin du monde ! Nostradanus ne s'était trompé que d'un an. Je sautais comme devant un match de foot. La guerre, c'est la guerre ! Combien d'avions allait-on se prendre sur le coco ? Un bon suspens quand même, bien ficelé. Il y a des reprises qui sont meilleures que d'autres.

Une Journées internationale sans aviation, voilà ce que je suggère,. Les contrôleurs aériens pourront se reposer. Et j'aimerais voir le ciel sans zébrures. Au lieu de ça, ils vont nous servir des discours guerriers, des pleurs en gros plan, de la rancœur et de l'amertume pour la planète entière, des conneries. Comme hier à la radio de Radio-Canada, une demi-heure de petits québécois de 12 ans qui nous racontaient leur 11 septembre. Plus plat que ça, tu meurs écrasé sous trois immeubles. Avant Halloween, il manquait un évènement commercial, il semble que cette lacune soit comblée. Maintenant nous aurons dans l'ordre : le 11 Septembre, l'Action de Grâce, Halloween, Noël et le Jour de l'an, pour les siècles des siècles, amen.

Bon 11 septembre à tous et Vivement le 12 !