(Rivière-du-Loup, le 6 septembre 2005) Terminal méthanier, les jeux ne sont loin d’être fait.
(Cacouna, le 4 mai 2005) Demandes et questions de Vision Cacouna
(Cacouna, le 23 mars 2005) Vision Cacouna
(Rivière-du-Loup, le 17 mars 2005) Demande de renvoi à une commission d’examen.
(Le 7 mars 2005) L'éolien
(Rivière-du-Loup, le 8 février 2005) Le CRIE se positionne contre le terminal méthanier
(Rivière-du-Loup, le 29 novembre 2004)Communiqué

(Rivière-du-Loup, le 29 novembre 2004)

Le Comité de Recherche et d’Intervention Environnementale du Grand-Portage a tenu son assemblée générale annuelle mardi dernier.

En présence de résidents de Cacouna, l’assemblée a inscrit dans les priorités de travail pour l’année le dossier du port méthanier et l’usine de cogénération d’Énergie Cacouna. Le CRIE a constitué un comité qui verra à questionner les promoteurs sur les risques et les enjeux reliés à ce type de projets.

Le CRIE entend se préoccuper des risques à la vie humaine et aux impacts environnementaux.

Le CRIE invite toutes personnes intéressées à se joindre au mouvement, car il s’agit d’un projet qui concerne toute la population de la région, du Québec, voire mondiale. En effet, le dossier de l’énergie à des portées globales à l’échelle planétaire. Au moment où le Québec délaisse, avec raison, le projet du Suroît et se tourne enfin vers l’économie d’énergie, le CRIE entend donc suivre ce dossier et intervenir au moment opportun.

L’annonce de Sky Power constitue un pas dans la bonne direction, tournant le dos aux énergies fossiles polluantes.

L’énergie constitue un dossier chaud pour notre région et le CRIE entend y jouer son rôle de promotion d’une société plus écologique et de conservation de la nature.

Pour joindre le CRIE sur ce dossier ou sur d’autres questions environnementales, crie_env@yahoo.ca

Source : Gaëtan Malenfant, 867-8498 ou 867-2913, poste 118

 

 

 

 

Le CRIE se positionne contre le terminal méthanier

(Rivière-du-Loup, le 8 février 2005)

Le CRIE invite les citoyens à choisir leur vision de société et à se mobiliser afin d’exprimer ce qu’ils souhaitent comme milieu de vie pour eux et pour leurs enfants. Le choix d’une vision d’un Cacouna durable ou le choix d’un développement qui risque de mettre en péril la qualité de vie? Les 5 points développés ci-bas justifient de prendre d’énormes précautions et confirment le NON du CRIE. Le principe de précaution, dit qu’en cas de doute sur les impacts réels d’un projet, il vaut mieux s’abstenir.

Le Comité de Recherche et d’Intervention Environnementale du Grand-Portage (CRIE) est un organisme sans but lucratif voué à la promotion d’une société plus écologique, basée sur la conservation de la nature et l’usage durable des ressources, et ce pour une meilleure qualité de vie des personnes.

Pour le CRIE, une société basée sur la qualité de vie signifie non seulement des emplois intéressants, mais aussi la tranquillité du milieu de vie, la richesse du milieu naturel, la beauté des paysages, la santé et le dynamisme de la communauté. Voilà autant de caractéristiques qui définissent aujourd’hui la communauté de Cacouna et de la MRC de Rivière-du-Loup.

L’éventuelle venue d’un terminal méthanier risque de perturber sérieusement cette qualité de vie et place le milieu devant un choix de société sur lequel les citoyens doivent être collectivement invités à se prononcer.

Selon le CRIE, le projet de terminal méthanier présenté en pièces détachées (terminal, cogénération, gazoduc), mis de l’avant par le promoteur et ses partenaires, aurait un réel impact sur la qualité de vie actuelle, et ce à différents niveaux:

Le gaz naturel contribue à la prolifération des gaz à effet de serre (GES), parce qu’il s’agit d’un gaz fossile et d’une ressource non propre et non renouvelable. Tout le processus de production, de l’extraction à sa distribution produit des GES, et donc, affecte le climat de la terre. Le spectre d’une usine de cogénération plane sur ce projet signifiant également la production de GES;

Un terminal doit s’installer loin des populations puisqu’il augmente les risques pour la sécurité civile. Plusieurs zones de sécurité sont nécessaires, un premier périmètre de protection ( ? ) dans lequel seules les personnes autorisées peuvent circuler, puis une zone de sécurité pour la population concernant la protection en cas d’incendie ou de déflagration (nuage inflammable) qui, selon des experts américains (voir annexe, ABS Consulting) varie de 1.5 kilomètres à 4 kilomètres (la zone du 0 impact se situant à 6 kilomètres). À cette distance, une grande partie de la communauté de Cacouna se retrouve dans le périmètre, voir davantage si le vent pousse le nuage vers Rivière-du-Loup;

Et le gazoduc vers St-Nicolas où passera-t-il?

  • L’empiètement ou la perturbation des écosystèmes fauniques et des marais, risque de mettre en péril une biodiversité riche et exceptionnelle (Gérard Michaud 2004). Cinq (5) zones distinctes et exclusives à notre région se retrouvent visées par le projet -Parc Marin Sagueney-Saint-Laurent

-Réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire

-Le Marais de Cacouna

-Réserve nationale de faune de la Baie de L’Isle-Verte

-Zone de protection marine du Sud de L’Estuaire);

  • La diminution de la tranquillité du milieu, due au va-et-vient nécessaire à la construction et au développement projeté, est à prévoir;
  • D’éventuels coûts sociaux et économiques pour les résidents tels que : des hausses prévisibles des mesures de protection civile, des coûts d’assurance des propriétés ou de dévaluation des immeubles, etc. (référence à Harpswell, Maine)

L’ensemble de ces raisons motivent le non du CRIE au projet de terminal méthanier, que les promoteurs présentent en pièces détachées à la population, ce qui a pour effet retarder le positionnement des citoyenNEs jusqu’au nécessaire processus d’audience publique. À quand une rencontre publique où le promoteur répondra collectivement aux questions?

Le CRIE se demande également quels sont les clients du terminal? Installons-nous un terminal à Cacouna dont 90% du gaz servira à nos voisins américains? Les projets de terminal méthanier trouvent peu accueil favorable que ce soit aux Etats-Unis (7 localités en Nouvelle-Angleterre ont dit NON) ou ailleurs au Québec (Beaumont-Lévis). Pourquoi ici, devrions-nous en assumer tous les risques?

Le CRIE est d’avis que la région doit dire non à ce projet. Pourquoi privilégier encore une énergie basée sur des ressources non renouvelables? Il faut s’orienter vers le développement des énergies douces, propres et durables, particulièrement l’éolien, en voie de s’implanter dans plusieurs municipalités de la MRC. Un choix judicieux, aussi créateur d’emploi permanent et avantageusement sécuritaire. Les municipalités et la MRC devront cependant en fixer les balises d’implantation.

Le CRIE invite les personnes qui s’inquiètent du projet de terminal méthanier, qui se questionnent, qui sont contre, à joindre le mouvement en faveur d’une société basée sur la qualité de vie et l’usage durable des ressources.

Pour joindre le CRIE :

Téléphone : 867-1810

Courriel : crie_env@yahoo.ca

Poste : Case postale 731, Rivière-du-Loup, G5R 3Z3

 

 

Annexe

Le périmètre de protection est l’espace où le public n’est pas admis; il ne correspond pas à la zone de sécurité. La zone de sécurité pour la population dépend du volume de gaz stocké et de la capacité des cellules du méthanier.

Il est difficile de statuer sur une zone de sécurité. Chaque projet a ses caractéristiques propres. Néanmoins, un document récent (2004) de la firme ABS Consulting, produit pour la Federal Energy Regulatory Commission (FERC), indique des balises intéressantes concernant les risques reliés au méthanier.

Aussi, les distances à respecter sont évaluées en fonction d’une exposition thermique de 5 KW/m2, qui considère que le risque " acceptable " (?) est une brûlure au deuxième degré causant une cloque. Bien sûr, l’estimé des distances protectrices dépend du diamètre de la brèche dans la coque du navire et du temps d’écoulement du gaz. Il existe deux types d’événements : le feu suite à un déversement et la dispersion d’un nuage gazeux inflammable.

Dans le cas d’un feu en place sur l’eau près du point d’écoulement : pour ce type d’événement la firme ABS Consulting calcule une zone à risque variant de 0,86 Km à 1,4 Km.

Dans le cas d’un nuage inflammable, la firme ABS en arrive à une distance à risque variant de 3,3 Km à 3,9 Km.

Selon l’expert américain M James Fay, la zone du zéro impact se situe à au moins 6 kilomètres.

 

 

Synthèse rédigée par le CRIE

 

 

 

 

 

 

L'éolien

Le 7 mars 2005

M. Michel Lagacé

Préfet de la MRC de Rivière-du-Loup

310 rue Saint-Pierre

Rivière-du-Loup, Qc

G5R 3V3

Objet : Cadre d’implantation des éoliennes

M. Lagacé,

La présente souhaite soulever le débat sur les différents projets d’implantation des éoliennes dans la région. Plusieurs nouvelles ont paru sur le sujet dans les médias de la MRC et plusieurs localisations ont été mentionnées. Suite au projet pilote, c’est une production de 200MW qui est envisagée par le promoteur SkyPower Corporation. Que ce soit St-Arsène, St-Épiphane ou encore l’Isle-Verte, il est important d’encadrer la venue de cette nouvelle technologie.

Comme vous devez déjà le savoir, le CRIE s’est prononcé dans le projet d’Énergie Cacouna. Il demande de mettre la question de l’énergie en avant-plan. Souhaitons-nous encore nous diriger vers des sources d’énergie non renouvelable? C’est pourquoi les projets éoliens sont intéressants puisque ceux-ci reposent sur l’exploitation de ressources inépuisables. Aucun gaz à effet de serre n’est produit pas le procédé et même l’on peut penser qu’il y aura des possibilités d’obtenir des crédits de CO2. En fait, c’est le procédé le plus environnemental et le plus sécuritaire à ce jour.

Par contre, nulle action humaine n’est sans impact. L’implantation de ces immenses structures atteignant 60 mètres de haut doit être supervisée. Les impacts ne résident pas dans la production de gaz à effet de serre comme pour le gaz naturel mais plutôt au niveau de l’impact visuel sur nos paysages ou encore la possibilité qu’elles soient situées dans le couloir de migration des oiseaux. Le cadre demandé devra également comprendre des mécanismes d’information de la population résidant à proximité afin de faciliter l’intégration du projet. Ces projets devront également être conforme au schéma d’aménagement de la MRC.

Bref, nous soulignons avec enthousiasme la venue de cette énergie dans la MRC de Rivière-du-Loup, mais souhaitons que l’implantation se fasse en intégration avec l’aménagement du territoire et qu’un cadre d’implantation et d’information régisse les projets éoliens dans la région.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

CRIE du Grand-Portage

Téléphone : 867-1810

Courriel : crie_env@yahoo.ca

Poste : Case postale 731, Rivière-du-Loup, G5R 3Z3

 

Rivière-du-Loup, le 17 mars 2005

Mme Élaine Bolduc

Transports Canada

Programmes — Région du Québec

Affaires environnementales

Gare maritime Champlain, 901 Cap Diamant, 4PeP étage

Québec (Québec) G1K 4K1

Objet : Consultation publique sur la portée environnementale du projet de terminal méthanier au port de Gros-Cacouna : demande de renvoi à une commission d’examen.

À qui de droit

Le Comité de Recherche et d’Intervention Environnementale du Grand-Portage (CRIE) est un organisme sans but lucratif voué à la promotion d’une société plus écologique, basée sur la conservation de la nature et l’usage durable des ressources, et ce pour une meilleure qualité de vie des citoyenNEs de notre milieu, particulièrement de la MRC de Rivière-du-Loup.

Le projet d’Énergie Cacouna nous questionne sur plusieurs plans :

Le gaz naturel, est-ce le meilleur choix énergétique?

Le gaz naturel contribue à la prolifération des gaz à effet de serre (GES), parce qu’il s’agit d’un gaz fossile et d’une ressource non propre et non renouvelable. Tout le processus de production, de l’extraction à sa distribution produit des GES, et donc, affecte le climat de la terre. Le spectre d’une usine de cogénération non incluse au projet plane sur ce projet signifiant également la production de GES.

Le Canada a un grand défi, celui de respecter le Protocole de Kyoto. Il nous semble que les choix énergétiques les plus éclairés devraient nous amener à orienter nos efforts vers l’efficacité énergétique, l’énergie éolienne, l’énergie solaire, voire la géothermie. La pertinence du projet nous questionne.

La localisation du terminal vs le marché du gaz

Par ailleurs, la question de la destination ou du pour qui ce gaz, n’a pas de réponse claire. La forte probabilité que la quasi-totalité du gaz, qui transiterait par Gros-Cacouna, soit destiné à nos voisins américains questionne la localisation de ce terminal. Pourquoi s’installer au Québec pour desservir la côte Est américaine?

La question délicate du " Pas dans ma cours " qui nous est posée, nous renvoie aux refus de plusieurs communautés de la Nouvelle-Angleterre de recevoir le terminal chez-eux.

La nécessité du projet ne semble pas se poser avec la même acuité pour le Québec, que pour la Nouvelle-Angleterre. Quant à nous, il s’agit d’un projet de remplacement parce que les communautés de la Côte-Est américaine n’en veulent pas. Les besoins en gaz naturel pour le Québec peuvent être compensé par des mesures d’efficacité énergétique et par la mise en place de parcs éoliens, dont le projet SKY POWER, qui vise à installer 200 unités sur le territoire de la Municipalité Régionale de Comté de Rivière-du-Loup. Ailleurs en Gaspésie, cette filière énergétique se développe également.

La sécurité des résidents des Municipalités de Cacouna

Ce projet sera-t-il sécuritaire pour la population résidant à proximité? Le tracé éventuel du gazoduc sera-t-il lui aussi sécuritaire?

Le périmètre de protection est l’espace où le public n’est pas admis; il ne correspond pas à la zone de sécurité. La zone de sécurité pour la population dépend du volume de gaz stocké et de la capacité des cellules du méthanier.

Il est difficile de statuer sur une zone de sécurité. Chaque projet a ses caractéristiques propres. Néanmoins, un document récent (2004) de la firme ABS Consulting, produit pour la " Federal Energy Regulatory Commission (FERC) ", indique des balises intéressantes concernant les risques reliés au méthanier.

  • Les distances à respecter sont évaluées en fonction d’une exposition thermique de 5 KW/m2, qui considère que le risque " acceptable " (?) est une brûlure au deuxième degré, causant une cloque.
  • Dans le cas d’un feu sur l’eau près du point d’écoulement : pour ce type d’événement la firme ABS Consulting calcule une zone à risque variant de 0,86 Km à 1,4 Km. du terminal.
  • Dans le cas d’un nuage inflammable, la firme ABS en arrive à une distance à risque variant de 3,3 Km à 3,9 Km du terminal.
  • Selon l’expert américain M James Fay, la zone du zéro impact se situerait à au moins 6 kilomètres.

Un terminal méthanier ne devrait-il pas être installé loin (de 7 à 12 kilomètres) des populations puisqu’il augmente les risques pour la sécurité civile? Plusieurs zones de sécurité sont nécessaires, un premier périmètre de protection (X mètres) dans lequel seules les personnes autorisées peuvent circuler, puis une zone de sécurité pour la population concernant la protection en cas d’incendie ou de déflagration qui, selon des experts américains varie de 1.5 kilomètres à 6 kilomètres. À cette distance, une grande partie de la communauté de Cacouna et de ses 1837 résidents, se retrouve dans le plus large périmètre, voir davantage si le vent pousse le nuage vers Rivière-du-Loup. Une zone de sécurité de 6 kilomètres correspondrait davantage à une distance minimale acceptable pour installer ledit terminal. D’aucune façon, le terminal envisagé ne saurait donc s’installer au site de Gros-Cacouna, à environ 1,5 kilomètre des habitations. Il s’agit ici d’évaluer si les lois et règlements en cause sont suffisants pour la sécurité des populations. Ce projet pose la question de l’adéquation des lois et des règlements actuellement en vigueur avec la réalité du projet et de la présence des populations si proche… Si non, il nous semble nécessaire d’évaluer en profondeur notre situation et de proposer de nouvelles règles pertinentes et nécessaires dans les circonstances.

Par ailleurs, depuis août 2000, il y a eu au moins 3 accidents majeurs reliés au GNL : au Nouveau-Mexique, explosion d’un gazoduc, 12 morts; Algérie, janvier 2004, explosion dans un port méthanier, 30 morts et 74 blessés; Belgique, juillet 2004, explosion d’un gazoduc, 15 morts et 120 blessés. Ces accidents majeurs posent la question de la sécurité avec une acuité certaine. La proximité du terminal des résidences pose un problème de taille, qu’aucune mesure d’atténuation ne peut compenser, sauf une distance d’au moins de 6 kilomètres. Par ailleurs, les événements de cet hiver à Trois-Rivières questionnent la sécurité des réseaux de distribution.

De plus, le projet concurrent, Rabaska, aurait rejeté le site de Gros-Cacouna pour des raisons de sécurité maritime… vents, glaces, courants, tremblement de terre, etc. … Alors, qui dit vrai ?

Des écosystèmes fragiles

La protection des écosystèmes fragiles et nombreux dans un périmètre de 10 kilomètres, particulièrement des espèces menacées ou vulnérables sera-t-elle assurée ?

Il s’agit de plus d’un éventuel changement radical de vocation (malgré le zonage dit industrialo-portuaire) pour tout ce secteur, voué à la protection d’écosystèmes, de récréo-tourisme, aux confins de cinq zones :

-Parc Marin Sagueney-Saint-Laurent 

-Réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire

-Le Marais de Cacouna

-Réserve nationale de faune de la Baie de L’Isle-Verte

-Zone de protection marine du Sud de L’Estuaire)

Le projet d’implanter un terminal méthanier au cœur d’un milieu fragile en cohabitation avec sept (7) espèces vulnérables, trois (3) espèces menacées et cinq (5) écosystèmes protégés dans la zone Cacouna-Île-Verte (G. Michaud, 2005), aura des irréversibles impacts environnementaux, économiques, sociaux et de sécurité, tant sur la biodiversité des écosystèmes protégées que sur la qualité de vie des communautés locales.

Ces cinq zones, ces cinq écosystèmes, ces sept espèces vulnérables, ces trois espèces menacées sont protégés en vertu des lois de trois programmes fédéraux sur la conservation, la protection de la faune et de ses habitants. Ces lois et règlements sont-ils suffisants pour protéger ces ressources ? Il y a là suffisamment de risques pour mettre le projet d’Énergie Cacouna sous commission d’examen publique afin d’assurer de la pérennité des ressources et la sécurité des résidents.

Qu’en sera-t-il du tracé du gazoduc? Aucune donnée sur le sujet de la part du promoteur! Traversera-t-il le marais adjacent, en route vers Saint-Nicolas et à quelles distances des résidences tout au long du parcours ? Nous croyons que ce volet devrait faire partie de l’évaluation globale. Il nous apparaît que le projet d’Énergie Cacouna devant être soumis au évaluation soit complet : terminal méthanier, gazoduc, cogénération (?).

Une commission d’examen

En vertu des énoncés ci-haut :

Nous demandons que le ministre de l’Environnement du Canada mette en place une commission d’examen car de telles installations peuvent mettre en danger et les populations et les écosystèmes en présence, sans pour autant démontrer la nécessité du besoin en gaz pour le Québec.

Nous demandons que le ministre de l’Environnement du Canada mette en place une commission d’examen afin d’évaluer si les lois et règlements en présence sont suffisants pour la sécurité des populations. Ce projet pose la question de l’adéquation des lois et des règlements actuellement en vigueur avec la réalité du projet et de la présence des populations si proche…

Nous demandons que le ministre de l’Environnement du Canada mette en place une commission d’examen afin d’assurer un traitement équitable avec la région de Lévis-Baumont, qui fait face à une situation presque semblable.

Nous demandons que le ministre de l’Environnement du Canada mette en place une commission d’examen afin de jeter les bases d’une politique globale sur l’énergie qui aurait le mérite de fixer un cadre davantage respectueux des populations, en fonction des besoins énergétiques à mieux définir, pour le Québec et pour le Canada.

Écologiquement vôtre,

Le CRIE du Grand-Portage

Par Gaëtan Malenfant, président

 

 

 

 

Vision Cacouna

(Cacouna, le 23 mars 2005) Vision Cacouna, voilà le nom d’un nouveau regroupement de personnes concernées par le projet de terminal méthanier à Cacouna. La soixantaine de personnes réunies à Cacouna, hier soir, a en effet mandaté Vision Cacouna afin de donner une voix aux gens de Cacouna, restés silencieux depuis l’annonce du projet d’Énergie Cacouna.

Vision Cacouna, c’est la volonté de choisir un type de développement en harmonie avec notre environnement social et physique, que nous serons fiers de léguer aux prochaines générations.

Vision Cacouna, c’est avant tout une approche qui priorise le développement durable et qui se questionne sur la perte de qualité de vie des résidents.

Le nouveau comité se donne quelques semaines afin de mettre de l’avant un plan d’action qui vise à mobiliser la communauté afin de défendre les intérêts de citoyenNEs.

Pourquoi installer chez-nous un terminal méthanier, refusé par plusieurs communautés de la Côté Est Américaine, afin de desservir nos voisins américains ?

Vision Cacouna vient ajouter sa voix à celles du CRIEnvironnement et de la Première Nation des Malécites de Viger, démontrant ainsi que le " troisième partenaire " est loin d’être unanimement en faveur du projet, contrairement à ce qu’en disent les promoteurs.

Pour plus d’information :

Claude Gaumond : 894-2466

Mathieu Pilon : 860-2981

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 7 mars 2005

M. Michel Lagacé

Préfet de la MRC de Rivière-du-Loup

310 rue Saint-Pierre

Rivière-du-Loup, Qc

G5R 3V3

Objet : Cadre d’implantation des éoliennes

M. Lagacé,

La présente souhaite soulever le débat sur les différents projets d’implantation des éoliennes dans la région. Plusieurs nouvelles ont paru sur le sujet dans les médias de la MRC et plusieurs localisations ont été mentionnées. Suite au projet pilote, c’est une production de 200MW qui est envisagée par le promoteur SkyPower Corporation. Que ce soit St-Arsène, St-Épiphane ou encore l’Isle-Verte, il est important d’encadrer la venue de cette nouvelle technologie.

Comme vous devez déjà le savoir, le CRIE s’est prononcé dans le projet d’Énergie Cacouna. Il demande de mettre la question de l’énergie en avant-plan. Souhaitons-nous encore nous diriger vers des sources d’énergie non renouvelable? C’est pourquoi les projets éoliens sont intéressants puisque ceux-ci reposent sur l’exploitation de ressources inépuisables. Aucun gaz à effet de serre n’est produit pas le procédé et même l’on peut penser qu’il y aura des possibilités d’obtenir des crédits de CO2. En fait, c’est le procédé le plus environnemental et le plus sécuritaire à ce jour.

Par contre, nulle action humaine n’est sans impact. L’implantation de ces immenses structures atteignant 60 mètres de haut doit être supervisée. Les impacts ne résident pas dans la production de gaz à effet de serre comme pour le gaz naturel mais plutôt au niveau de l’impact visuel sur nos paysages ou encore la possibilité qu’elles soient situées dans le couloir de migration des oiseaux. Le cadre demandé devra également comprendre des mécanismes d’information de la population résidant à proximité afin de faciliter l’intégration du projet. Ces projets devront également être conforme au schéma d’aménagement de la MRC.

Bref, nous soulignons avec enthousiasme la venue de cette énergie dans la MRC de Rivière-du-Loup, mais souhaitons que l’implantation se fasse en intégration avec l’aménagement du territoire et qu’un cadre d’implantation et d’information régisse les projets éoliens dans la région.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

CRIE du Grand-Portage

Téléphone : 867-1810

Courriel : crie_env@yahoo.ca

Poste : Case postale 731, Rivière-du-Loup, G5R 3Z3

 

 

 

 

Demandes et questions de Vision Cacouna

 

Cacouna, le 4 mai 2005

Monsieur Guy Demers, Directeur

Direction des évaluations environnementales

Direction générale du développement durable, des évaluations et du suivi de l'environnement

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs

Édifice Marie-Guyart, 6e étage, boîte 83

675, Boul. René-Lévesque Est

Québec (Québec) G1R 5V7

Monsieur,

Nous sommes un groupe de citoyens de Cacouna concernés de près par le projet de port méthanier d’Énergie Cacouna. Notre groupe, rassemblant quelque 300 membres et sympathisants, se nomme "Vision Cacouna" et nous sommes actuellement en démarche d’incorporation. Nous nous adressons à votre direction pour vous faire part de nos inquiétudes et obtenir des réponses à nos questions concernant la construction d’un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié à Cacouna.

Nous tenons à mentionner en premier lieu que le promoteur, TransCanada Pipelines et Pétro- Canada, malgré des demandes répétées, n’a toujours pas tenu de séance publique afin de répondre à nos questions. Jusqu’à maintenant, il a organisé des "portes ouvertes" consistant à présenter, sous forme de kiosques, différents aspects du projet. On y trouvait un kiosque sur la sécurité, un autre sur le bruit, puis un sur l’environnement, etc. Nous n’avons obtenu que des réponses évasives et incomplètes à des questions isolées. Nous ne pouvions entendre toutes les questions qui pouvaient être posées ni évidemment en connaître les réponses. Nous étions donc privés subtilement d’une source importante d’information qui pourrait s’avérer cruciale pour un choix et une prise de décision éclairés. De plus, ceci ne contribue en rien à une communication franche et transparente avec la population, ce que promettait Énergie Cacouna.

La sécurité

Nous vous soumettons des questions sur différents aspects du projet, d’abord relatives à la sécurité, puisqu’elle nous préoccupe tout particulièrement.

Le projet déposé à votre ministère en septembre dernier propose d’aménager et de construire un terminal d’importation de gaz naturel liquéfié. Le promoteur mentionne que deux futurs projets potentiels sont également apparentés au projet, soit une centrale de cogénération et un gazoduc. Une usine de production d’azote a aussi été annoncée. Jusqu’à ce jour, aucune information ne nous a été fournie concernant ces projets importants. Personne ne sait à quel endroit passera exactement cet éventuel gazoduc.

1-    Nous demandons que soit déposé le tracé des 100 premiers kilomètres projetés pour le gazoduc.

Nos recherches nous indiquent que les principaux dangers associés au gaz naturel le sont au niveau du transport par gazoduc, (le Bureau de la sécurité des transports du Canada rapporte plusieurs ruptures de gazoduc et on apprend sur le site " The Office of Pipeline Safety" que depuis 1986, il y a eu 2580 incidents, 1404 blessés et 318 morts reliés à des gazoducs aux États-Unis). Il est donc essentiel que la population de notre région connaisse les étapes subséquentes à la construction du terminal. Sans gazoduc, à quoi sert un terminal méthanier ? Il faut connaître l’ensemble du projet et non seulement la première étape. Ceci concerne les populations des différentes villes et des villages entre Cacouna et Saint-Nicolas, près de Québec.

Le projet déposé ne comprend pas une centrale de cogénération. Le promoteur ne présente ni la justification, ni la description, ni les impacts d’une telle centrale. Par conséquent, les citoyens ne sont nullement informés sur ce futur projet pas plus que sur l’usine de production d’azote. En même temps, Québec annonçait en juillet dernier le report d’un projet de centrale thermique au gaz (Le Suroît) et a demandé une analyse plus rigoureuse des besoins énergétiques des Québécois lors d’une commission parlementaire. Enfin, le nouveau PDG d'Hydro-Québec annonçait le 2 mai dernier la fin des projets entourant l'énergie thermique, préférant miser sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Nous voulons avoir l’assurance qu’une centrale de cogénération ne sera jamais autorisée sans obtenir l’avis de la population, l’analyse des besoins énergétiques et des impacts environnementaux, notamment de l’émission des gaz à effet de serre. 

Le projet est donc évidemment plus qu’un terminal méthanier et l’ensemble de ses éléments cause davantage de préjudices que chacune de ses parties prises individuellement.

2-    Nous demandons que l’évaluation environnementale porte sur l’ensemble du projet.

Connaissant les changements brusques de la météo, les forts vents, la présence de glace, de brouillard et les difficultés de navigation, nous sommes très inquiets des dangers reliés à la présence de méthaniers dans le fleuve Saint-Laurent (échouement, collision, etc.), et des dangers reliés aux manœuvres d’accostage. Ces dangers sont réels puisqu’on apprenait qu’une évacuation de 800 personnes vivant sur l’île Fedje (Norvège) a eu lieu le 20 septembre 2004 par crainte d’explosion d’un méthanier en panne lors de forts vents et de mauvaises conditions atmosphériques.

3-    Combien de ports méthaniers sont situés dans un contexte maritime et géographique comparable au projet de Cacouna ?

4-    En cas de rupture de toute alimentation électrique, quels sont les dangers encourus et les mesures prévues pour les contrer ?

Exemple : qu’arriverait-il en cas de panne du système de refroidissement du méthanier, en cas d’interruption lors du pompage ou lors du traitement en usine ?

5-    Y a-t-il possibilité (si mince soit-elle) d’explosion ou de conflagration au niveau des installations du terminal, notamment des réservoirs ?

À ce sujet, lors de la 2e séance de"portes ouvertes", nous obtenions des informations contradictoires sur le nombre de réservoirs, un ingénieur nous informant qu’un troisième réservoir était prévu dans le plan de développement alors qu’un dirigeant confirmait que seulement 2 réservoirs étaient envisagés. Qu’en est-il exactement ?

6-    Comment et par qui seraient assurées les ressources nécessaires pour des interventions en cas d’urgence ? En bref, les dépenses encourues pour répondre à toute intervention sécuritaire seront-elles à la charge de l’industrie ou de la communauté ?

En ce qui concerne la zone d’exclusion, le promoteur indique que la zone d’exclusion est de 350 mètres alors que James A. Fay, professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology (MIT), évalue plutôt cette zone d’exclusion à 6,1 km. À notre connaissance, les normes canadiennes ne tiennent pas compte du pire accident possible, ce qui en banalise les dangers

7-   À quelle distance évaluez-vous la zone d’exclusion ?

La population de presque l’ensemble du village de Cacouna est située dans un périmètre de 5 kilomètres du site envisagé.

8-    Y a-t-il des possibilités de fuite tout au long des manœuvres, du déchargement à la livraison (gazoduc). Quelles mesures en assurent la détection, sur quelle étendue, quels sont les impacts de ces fuites, y a-t-il un danger possible pour la santé de la population ?  

À chaque fois que nous posions ces différentes questions au promoteur lors des portes ouvertes, nous n’avons obtenu comme réponse que : "Il n’y a aucun danger, ce n’est pas dangereux un port méthanier" et "nous allons connaître bientôt les résultats de nos études et nous vous informerons par la suite". N’y a-t-il pas de protocole spécifique pour la navigation d’un méthanier ? Est-ce qu’un méthanier est à plus haut risque que les autres transporteurs maritimes ? Si ce n’est pas dangereux, pourquoi alors la ville de Boston a-t-elle déposé une requête à la cour pour déplacer le terminal méthanier hors des limites de son territoire? L’absence de réponses claires et rigoureuses nous rendent plus qu’inquiets.

9-    Combien de projets de ports méthaniers ont été déposés auprès des gouvernements en Amérique du Nord depuis les 10 dernières années et combien de ceux-ci ont reçu les autorisations requises et l’aval de la population ? 

À notre connaissance, des projets ont été refusés dans le Maine et ailleurs aux États-Unis (Harpswell, Perry, Cumberland, Fall River, etc.). Est-ce à dire que les Américains ont des besoins énergétiques plus grands, mais refusent l’établissement de terminal méthanier sur leur territoire ? Pourquoi les gens de Cacouna assumeraient-ils tous les inconvénients et les dangers de ce projet sans avoir besoin de cette énergie ?

L’environnement 

Au moment où le protocole de Kyoto en est à ses premiers balbutiements, le Québec, qui occupe une position particulière au Canada sur ce sujet, doit se donner une politique claire quant aux gaz à effet de serre. Nous sommes d’avis que ce projet vient à l’encontre d’une politique éclairée visant à diminuer les GES au Québec. Nous sommes en attente de résultats de la commission parlementaire de l’énergie et nous pensons que le choix politique doit s’exercer aussi au plus haut niveau. Il y a quelque chose d’indécent à laisser les citoyens d’un coin du Québec porter seuls ce nécessaire débat sur la filière gaz.

Par ailleurs, à un niveau plus local, nous sommes soucieux de conserver le site ornithologique du marais de Gros-Cacouna. Ce lieu est d’ailleurs classé comme le troisième meilleur site pour l'observation des oiseaux au Québec. 

10- Quel serait l’impact de la construction du terminal méthanier et de l’ajout d’une activité industrielle subséquente sur le site ornithologique du marais et sur l’accès aux sentiers de la montagne ?

Nous vous rappelons que les projets d’Énergie Cacouna se situent au cœur de 5 zones de protection de l’environnement :

     -Parc Marin Saguenay-Saint-Laurent    

     -Réserve nationale de faune des îles de l’Estuaire

     -Le Marais de Cacouna

     -Réserve nationale de faune de la Baie de L’Isle-Verte

     -Zone de protection marine du Sud de l’Estuaire

11- Quels seraient les niveaux sonores générés par le terminal et comment se comparent-ils aux niveaux actuels acceptés par les résidants ? 

Le problème du bruit nous préoccupe énormément. Des études démontrent qu’un bruit incessant, même moins fort, présente un impact certain chez les personnes (augmentation du niveau de stress). Nous connaissons très bien la diffusion du son sur une mer calme, sans vent ou peu. Nous entendons les gens parler à plusieurs centaines de mètres de distance. Un bruit élevé et/ou continu est inacceptable pour les citoyens. Est-ce que le ministère de l’Environnement évalue le niveau du bruit produit et l’impact sur la santé de la population ?

12-  Est-ce que le ministère évaluera l’impact du projet sur la qualité de l’eau et de l’air et l'impact visuel ?

La qualité de l’eau et de l’air fait aussi partie de nos préoccupations. Beaucoup d’efforts ont été déployés au cours des dernières années pour assainir la qualité de l’eau et le fleuve Saint-Laurent s’en porte beaucoup mieux aujourd’hui. Avec ce projet, avons-nous à craindre une diminution de la qualité de cette eau? Les gens de Cacouna peuvent aussi compter sur une qualité de l’air exceptionnelle. Or, le promoteur se propose d’ajouter une substance (mercaptan) pour des raisons de sécurité, afin de pouvoir détecter les fuites. Le mercaptan pourrait constituer un inconvénient majeur pour les résidants du village avec son odeur de souffre (odeur d’œufs pourris). Autre fait inquiétant, nous avons l’impression que le promoteur cache des informations. Il nous a parlé une fois de ce produit, mais n’a jamais soulevé la moindre information quant à son odeur!

L’impact visuel de ce projet, qu’en est-il au juste?. De nombreux citoyens de la région ont décidé de s’établir en bordure ou près du fleuve pour bénéficier d’un panorama et d’une qualité visuelle exceptionnels. La maquette présentée par le promoteur nous indique toujours le projet vu de haut avec le minimum d’installations et dans un décor d’une propreté exemplaire. Or, qu’en sera-t-il exactement? Avec les nombreux projets que caresse le promoteur, mais qui ne font pas partie de ladite étude d’impact, peut-on s’attendre à une profonde altération de la qualité du paysage? Peut-on envisager l’ajout d’autres immenses réservoirs, l’installation d’un nombre démesuré de conduites métalliques de gaz et d’entreposages de toutes sortes, à l’agrandissement du site ?  

Vous comprendrez, monsieur Demers, que nous ne sommes pas des experts et des expertes en matière d’évaluation environnementale; toutefois, nous avons beaucoup de questions et d’inquiétudes. Nous sommes cependant déterminés à obtenir les réponses à nos interrogations tout à fait fondées et légitimes et à nous objecter haut et fort si les informations et les réponses reçues nous laissent envisager quelque danger que ce soit pour notre population et pour le développement durable de notre communauté. Nous comptons fortement sur l’expertise du ministère de l’Environnement pour analyser TOUS les impacts d’un tel projet. Les contacts avec d’autres intervenants et nos recherches dans Internet à ce jour ne nous rassurent nullement. Également, l’absence de réponses transparentes et complètes de la part du promoteur entraîne une grande frustration chez les citoyens. 

Notre groupe de citoyens, "Vision Cacouna", entend proposer à la population une rencontre d’information, avant le 15 juin, où seraient présentés les différents aspects qui nous préoccupent et les réponses obtenues à ce moment. À défaut de bénéficier d’une séance publique avec le promoteur, nous voulons que la population puisse entendre des informations impartiales et s’exprimer sur ce projet. Nous apprécierions recevoir de votre part toutes les informations disponibles pour cette date.

Nous vous prions de recevoir, monsieur Demers, l’expression de nos sentiments les meilleurs,

Claude Gaumond, porte-parole,

154, Route 132 Ouest,

Cacouna,

G0L 1GO

Josée Boudreau,    

370, rue Principale Ouest,            

Cacouna,     

G0L 1G0       

 c.c.       Monsieur Alain Cloutier, Sous-ministre adjoint, ministère de l’Environnement

            Monsieur Jean-Philippe Détoll, Chargé de projet, ministère de l’Environnement

Monsieur Jacques Grondin, Agence canadienne d’évaluation environnementale

Monsieur Louis Dionne, Sous-ministre de la Sécurité publique

Monsieur Vincent Jarry, Direction régionale du Québec, Transport Canada

Monsieur Mario Dumont, Député de Rivière-du-Loup à l’Assemblée nationale

Monsieur Stéphane Tremblay, Député à l'Assemblée nationale, critique officiel en matière environnementale

Monsieur Paul Crête, Député à la Chambre des Communes

Monsieur Michel Lagacé, Préfet de la MRC de Rivière-du-Loup

Monsieur Daniel Green, Société pour vaincre la pollution (SVP)

Monsieur Éric Razurel, Club des ornithologues de Québec

Monsieur Harvey Mead, Union québécoise pour la conservation de la nature

Madame Luce Balthazar, Conseil Régional de l’Environnement du Bas-St-Laurent

Monsieur John Van Der Put, Promoteur (TransCanada et Pétro- Canada)

 

 

Terminal méthanier, les jeux ne sont loin d’être fait

(Rivière-du-Loup, le 6 septembre 2005) Contrairement à ce que laissait supposer la prise de position de la municipalité de Cacouna Village dans l’édition du journal le Soleil du 6 août 2005, les jeux sont loin d’être fait quant au sort du terminal méthanier à Cacouna.

Le CRIE dénonce cette façon d’évaluer les enjeux, laissant supposer que même si la population de Cacouna Village vote contre le projet au référendum du 25 septembre prochain, le projet se ferait quand même.

La population a le droit de choisir démocratiquement le type de développement qu’elle veut pour les quarante prochaines années. Les résidents de Cacouna peuvent influencer le cours des événements en votant contre le projet de terminal, signifiant ainsi leur volonté d’un développement plus respectueux de l’histoire et de la qualité de l’environnement physique qui fait la renommé de ce beau village du Québec.

Le degré d’acceptation par la population du projet d’Énergie Cacouna (un projet est un projet tant que les décisions gouvernementales ne sont pas rendues) fait partie de l’analyse que les commissaires prendront en compte dans leur décision suite aux audiences publiques. Les citoyens et citoyennes peuvent influencer le processus en se prononçant clairement le 25 septembre prochain.

Plusieurs municipalités de la MRC ont tenu des journées d’orientation sur leur développement dans le cadre du " Pacte rural ", un programme de financement du développement local géré par la MRC. Les citoyennes et les citoyens des deux Cacouna n’ont pas encore eu cette chance et le référendum du 25 septembre constitue le seul moyen mis à leur disposition pour faire entendre leur voix.

Quand la justification en besoin de gaz pour le Québec n’est pas démontrée, quand la sécurité des résidents est loin d’être assurée, quand la qualité du milieu de vie risque d’être perturbée, quand les impacts environnementaux sont ridiculisées, quand les retombées économiques demeurent aléatoires, quand la distribution de gaz n’est même pas prévue localement, comment voir positivement un tel projet ?

Le CRIE réitère sa position de rejet du projet... trop de doutes sur le contenu du projet. Projet pas nécessaire sur l’échiquier du Québec.

Le projet de terminal méthanier s’avère un mauvais choix de développement, un choix qui tourne le dos au passé et aux ressources du milieu naturel.

Un choix de développement durable impose un type de développement davantage respectueux des populations, de l’histoire de villégiature et de station balnéaire de Cacouna au début du siècle dernier, mettant en valeur les attraits de la mer, du marais et de la montagne... Un développement en douceur... respectueux des résidents.

Source : Gaëtan Malenfant, président. 867-1810 ou 867-2913, poste 118

 

 

 

(Rivière-du-Loup, le 6 septembre 2005) Terminal méthanier, les jeux ne sont loin d’être fait.
(Cacouna, le 4 mai 2005) Demandes et questions de Vision Cacouna
(Cacouna, le 23 mars 2005) Vision Cacouna
(Rivière-du-Loup, le 17 mars 2005) Demande de renvoi à une commission d’examen.
(Le 7 mars 2005) L'éolien
(Rivière-du-Loup, le 8 février 2005) Le CRIE se positionne contre le terminal méthanier
(Rivière-du-Loup, le 29 novembre 2004)Communiqué